Avenir athlé à Kingersheim

L'avenir de l'Athlétisme à Kingersheim...

Suite à la réunion publique concernant l'avenir du stade Jules Rimet à Kingersheim, à laquelle ont assisté 5 personnes de notre association, il apparaît que l'athlétisme sortirait, à ce jour au moins, grand perdant de ce projet. D'ailleurs, les athlètes n'ont en premier lieu pas été cités dans les utilisateurs du stade, il a fallu l'intervention d'une athlète-entraîneur kingersheimoise pour que cela soit fait.

Si les clubs de tir et de tennis voient leurs installations préservées à l'identique, il n'en est pas de même pour l'athlétisme.

Et pourtant, même si cette «friche sportive» est devenue obsolète pour des raisons connues de tous, il faut savoir qu'elle rend à ce jour de multiples services au monde scolaire, associatif ainsi qu'aux particuliers. Un remplacement «à l'identique» a été évoqué à plusieurs reprise, mais à ce jour, seule une cage de lancers est envisagée.

Or, actuellement, la cage existante n'est pas la seule partie des installations d'athlétisme qui soit utilisée à Kingersheim. Toute la partie «stable» du stade, coté tribune, à savoir la ligne droite de 120m, ainsi que les sautoirs en longueur permettent une découverte de ces spécialités par les élèves des différents établissements scolaires de la commune situés tout à proximité. Enfin, la piste de ce stade, même dans son état actuel est largement fréquentée par de nombreux Kingersheimois venant y effectuer leur jogging sur un terrain utilisable quasiment par tous les temps (même s'il est «vallonné»).

La perte des installations d'athlétisme constituerait un handicap important pour les élèves locaux qui ne pourraient plus découvrir le 1er sport olympique, reconnu par tous commele sport de base des activités physiques (avec la gymnastique), et présent dans de nombreux examens (brevet des collèges, bac...) et de concours administratifs (police, IUFM...).

Chacun sait que le plus souvent les établissements scolaires sont les premiers lieux où nos jeunes découvrent le sport, et que, par la suite seulement, ils rejoignent les associations sportives. Concernant le club local, bon nombre de ses membres, dont certains parmi les meilleurs régionaux ou même nationaux (actuels ou plus anciens...car pour le futur l'optimisme n'est pas de rigueur) ont découvert l'athlétisme dans les établissements scolaires de Kingersheim ou à travers les animations estivales organisées notamment par le CREA. On pourra citer ces quelques noms qui résonneront aux oreilles des spécialistes de l'athlétisme, Molinaro, Weinachter, Rapp, Maranzana, Greber, Dietenbeck, Michels, Naegelen, Di Guisto, Stumpp, Sutter, Rosé, Krain, Herbrecht, etc etc...

Il est bien évident que n'ayant plus la possibilité de découvrir l'athlétisme pour cause d'absence d'installations, les jeunes ne se tourneront plus vers ce sport.

Enlevons les terrains de football il n'y aura plus de footballeurs, enlevons les terrains de handball il n'y aura plus de handballeurs, enlevons les installations d'athlétisme il n'y aura plus d'athlètes...Cela semble être une évidence...

Il serait regrettable que la commune de Kingersheim ne conserve pas la diversité des installations qui contribue aujourd'hui à sa richesse sportive et à l'épanouissement de sa jeunesse.

L'intercommunalité a été avancée pour répondre aux besoins du monde scolaire et associatif en terme d'installations d'athlétisme...

Il est important de savoir que le stade Jules Rimet est le seul endroit de la «M2A» ou les lancers longs sont praticables sereinement à l'entraînement.

Aucun stade de la M2A ne permet à ce jour de pratiquer la totalité des disciplines de l'athlétisme à l'entraînementet en compétition. L'entraînement constituant la plus importante partie de l'occupation des installations on ne peut que souhaiter que cette situation évolue dans le temps.

Il y a quelques années, les stades Joseph Biechlin à Illzach et le stade de l'Ill à Mulhouse permettaient toutes ces pratiques grâce notamment à la présence de terrains de football en «stabilisé».

Mais depuis, les terrains de football «synthétiques» ont remplacé ces terrains en stabilisé sans que soient proposées des solutions de remplacement.

A Illzach toutes les disciplines sont praticables, en compétition seulement, sur des installations de qualité, à Mulhouse un terrain de lancers longs fait actuellement défaut...

Contrairement à un article paru dans la presse qui disait que les sportifs pouvaient être rassurés puisqu'une nouvelle plaine de football allait voir le jour à Kingersheim, il est clair que les footballeurs sont sans doute rassurés, les autres sportifs beaucoup moins... Il est en effet peu rassurant de voir fleurir des installations spécifiques pour bon nombre de sports (à Kingersheim et ailleurs) en évinçant d'autres par la même occasion...

Il est évident qu'un stade d'athlétisme complet ne se justifierait pas à Kingersheim, mais il existe des solutions alternatives, beaucoup plus légères et sur lesquelles sports de ballons et athlétisme peuvent cohabiter en toute sérénité.

Les quelques photos jointes permettront de visualiser de telles structures comme à Eaubonne ou Capbreton.(Photos transmises au cabinet «La Fabrique Urbaine»).

Une telle solution permettrait à la commune de conserver une plus grande diversité sportive et également aux scolaires de découvrir un sport remis en 1ère ligne dans les priorités des programmes scolaires par le ministère de l'Education Nationale (BO du 28 août 2008).

Il est impensable d'imaginer que les établissements scolaires de Kingersheim puissent matériellement se déplacer sur d'autres installations de la M2A pour pratiquer l'athlétisme pendant les temps scolaires.

L'intercommunalité doit bien sur être privilégiée pour les structures lourdes, mais elle ne doit pas être prétexte àune réduction des installations permettant la découverte de proximité de tel ou tel sport.

Une adaptation du projet «mono-sport» de la nouvelle plaine de football (2 terrains dont 1 synthétique) pour s'orienter vers un projet «multi-sports» paraît être la seule solution pour que l'athlétisme survive à Kingersheim, tant pour le monde scolaire qu'associatif, et pour que la commune continue à être un réservoir d'adhérents pour le club local comme elle l'est depuis des décennies. Un réexamen du projet de parc public intégrant une dimension sportive plus marquée ne semble pas à l'ordre du jour.

Tout n'est que question de volonté commune...